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Loi « permis de tuer » : un pas de plus dans l'extrême droitisation de la politique française

Journal l'Humanité · publiée le 21 juillet 2026

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Résumé et contexte

Issu du programme de Jean-Marie Le Pen, le texte sur « la présomption de légitime défense des forces de l’ordre » en cas d’usage de leur arme a été adopté à l’Assemblée le 7 juillet, après réécriture du gouvernement. La pétition qui s’y oppose, signée par plus de 700 000 personnes, doit être examinée mardi 21 juillet en commission des Lois. Avec Pierre Cazemajor et Diane Bonneau. Disponible en podcast https://www.humanite.fr/les-podcasts-de-lhumanite Soutenir l'Humanité avec un don https://www.humanite.fr/don Accéder aux contenus exclusifs https://abonnement.humanite.fr/ Instagram https://instagram.com/lhumanitefr Twitch https://twitch.tv/lhumanitefr TikTok https://tiktok.com/@lhumanitefr Twitter https://x.com/humanite_fr Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr Threads https://www.threads.net/@lhumanitefr Facebook https://www.facebook.com/humanite.fr

Repères dans la transcription

0:00Quand on parle de l'extrême droitisation de la politique française, ce n'est pas juste une façon de parler. La loi controversée sur la présomption de légitime défense des forces de l'ordre, aussi appelée"permis de tuer", est en réalité une proposition à l'origine issue du programme de Jean-Marie Le Pen. Une proposition qui a été donc recyclée en pire à l'Assembl
0:30Pour commencer, avant de rentrer dans le vif du sujet, tu peux revenir rapidement sur le contenu de cette loi. Le contenu de cette loi, ça change la présomption de légalité de tir de l'arme. Jusqu'à maintenant, lorsqu'un policier tirait avec son arme à feu, c'était à l'État de prouver que le tir était légal et d'apporter les preu
1:00par rapport à ce qui s'est passé à ce moment-là. On passe du coup du fait que l'État doit prouver que le tir était légal à maintenant c'est aux victimes ou aux familles victimes de prouver que le tir ne l'était pas finalement. Et toi dans ton papier que je vais mettre juste ici, tu expliques que cette proposition-là n'est pas nouvelle. Elle trouve ses racines dans le programme
1:30Il a cette proposition-là, c'est après la partie immigration, de la partie sécurité et justice, en bonne place dans son programme quand même. C'est mettre fin à la suspicion qui pèse sur les forces de l'ordre lorsqu'elles font usage de la force en créant une présomption de légitime défense. Le point d'origine, ça vient quand même de ce moment-là, il y a du coup une vieille revend
2:00pense qu'on peut parler une forme d'excentrisation quand même de la vie politique ou chose impensable il ya encore dix ans le fait que des propositions de jean-marie le pen donc président du front national sont aujourd'hui voté et par l'extrême droite donc par l'ensemble national et par le droit par la droite les républicains et par le bloc macroniste donc enfin quand emmanuel macron
2:30Donc toute la notion d'extrême centre, etc. Exactement, on fera un des travaux de Pierre Serna, un historien qui a beaucoup travaillé sur le sujet, parler notamment du fait que l'extrême centre prépare l'extrême droite, et qu'on pouvait finalement à la fin avoir cette forme de jonction entre l'un et l'autre. Peut-être que ce texte en est une des
3:00à remonter un peu. Est-ce que tu peux nous parler un peu de comment cette loi, cette proposition, elle a évolué depuis? En fait, c'est ce qui s'est passé, c'est qu'à l'origine, le gouvernement a essayé de faire passer le texte, avec le député LR Éric Piojac, qui a déposé la proposition de loi. Mais grâce aux amendements de gauche
3:30sa proposition de loi dans le débat public, mais avec une version qui a été réécrite entre-temps par le gouvernement lui-même, différente de la proposition qui était proposée initialement, endurcie même, le député LR... Endurcie sur quel point, du coup? En fait, en premier temps, il s'agissait tout simplement, entre guillemets, d'établir une présomption de
4:00C'est un pas encore plus long. Du coup, il y a eu un réel durcissement dans cette évolution-là. Et d'ailleurs, on le sait, cette proposition a suscité énormément de réactions, de vives inquiétudes notamment, que ce soit à l'échelle nationale ou internationale. Est-ce que tu peux revenir un peu sur et nous parler de ces alertes qui se sont mises en place?
4:30des défenses ce qu'on demande ces organisations qu'on demandait le rejet du texte donc c'est la ligue des droits de l'homme amnestie syndicats de quatre ans et magistratures flagrant déni il ya aussi la défenseur des droits l'ex-défenseur des droits clair et donc qui a émis un avis défavorable critique vis-à-vis ces propositions
5:00avant le vote en fait. Et est-ce que ces alertes-là, elles ont été prises en compte d'une certaine manière? Non, pas du tout, parce que ce qui s'est pu se passer, c'est que le gouvernement a eu recours du coup à un article, l'article 44 de la Constitution, qui permet d'induire le vote bloqué, et qui empêche les députés de voter sur
5:30coup des réactions il ya des gens qui parlent de sa tour de force des députés sont exprimés à ce propos qu'on y a thomas porthès de lfi a dit que c'est un vote de la honte c'était la même chose pour les affaussions depuis tpcf qui a vivement critiqué le texte donc il ya eu tout un tas de réactions critiques et aussi les droits de
6:00au lieu de où on en est concrètement, ça a été du coup voté à l'Assemblée nationale le 7 juillet, c'est bien ça? C'est ça. Maintenant, du coup, elle doit être examinée par le Sénat. Mais entre-temps, il y a une pétition qui a été déposée. C'est aujourd'hui même que la Commission des lois doit se pronon
6:30les pétitions n'ont pas de caractère, en fait, comment dire, pas coercitif, mais, enfin, comment dire, elles n'engagent à rien, si ce n'est à être examinées. Et donc là, il y a quand même plus de 700 000 signatures. Je crois qu'au moment où on fait ce stream, on est à 720 000, ce qui est quand même très conséquent. Et du coup

Traçabilité de l’analyse

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