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LES MÉDIAS CONTRE MÉLENCHON : 15 ANS À DIABOLISER LA GAUCHE

Blast · publiée le 4 juillet 2026

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ImmigrationSociété

Résumé et contexte

Soutenez Blast, nouveau média indépendant : https://www.blast-info.fr/soutenir Le 3 mai dernier, au 20 h de TF1, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature pour représenter La France insoumise à l'élection présidentielle. « Candidature verrouillée », « boulet de la gauche », « rejet grandissant dans l’opinion ». La perspective d'une élection de Jean-Luc Mélenchon est la plus rejetée à 81 %, très loin devant celle de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Aujourd'hui, c'est du traitement médiatique de la France insoumise dont nous allons parler, et même du Parti de gauche avant elle, puisqu'on a voulu remonter le temps pour voir si le pluralisme se portait aussi mal à la fin des années 2000 qu'aujourd'hui. Le mantra tient en un seul mot : diabolisation. Lancée au lendemain des élections législatives de 2024, la consigne avait le mérite d'être claire, mais elle était totalement superflue s'agissant des grands médias. Pourquoi ? Parce que cette ligne éditoriale était déjà la leur depuis plus de dix ans. N'en déplaise aux médias réactionnaires qui tentent de s'auto-convaincre à intervalles réguliers que, je cite : « la presse est en grande partie mélenchonisée » et que les journalistes sont d'ailleurs, je cite encore, « tous ou presque d'extrême gauche ». C'est aussi ce qu'on entend sur certaines télés. Alors LFI et Mélenchon, grands chouchous des médias ? C'est ce qu'on va voir. Nouvel épisode de 4e pouvoir, avec Acrimed. 0:00 : Introduction 6:37 : I. Une formation politique extrémiste, aux idées trop à gauche et archaïques 7:51 : A - "Les-extrêmes" : un éternel recommencement 19:42 : B - Mélenchon "fait perdre la gauche" 27:13 : C - La "folie" économique de LFI 35:55 : II. Les dangereux islamogauchistes, antisémites 36:43 : A - Immigration, insécurité : un parti "laxiste" 46:11 : B - Du "communautarisme" à l'"islamogauchisme" : la normalisation du stigmate 55:48 : C - LFI ou le "parti antisémite" :…

Repères dans la transcription

0:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce huitième épisode de Quatrième Pouvoir, la série d'Akrimet chez Blast. Le 3 mai dernier, aux 20h de TF1, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature pour représenter la France insoumise à l'élection présidentielle. Sur l'autre chaîne du groupe Bouygues, LCI, la nouvelle est acc
0:30Le message est à peu près le même dans toute la presse.
1:00qui en parle également, je cite, comme d'un boulet dans la perspective du second tour et se moque par conséquent à la une du candidat permanent. D'autres sons de cloche dans l'audiovisuel, voyons plus tôt. C'est quasiment stalinien comme méthode, quasiment trotskiste puisque Mélenchon est trotskiste, c'est-à-dire que voilà, c'
1:3016% estiment que Jean-Luc Mélenchon est un boulet. Une meute numérique qui chaque jour se jette sur une nouvelle victime pour la dépecer, un imaginaire historique, la terreur, la commune, le Front populaire, l'antifascisme, le despote émotionnel, avec Gaza comme prétexte à l'antisémitisme, le meurtre de Quentin Doran pour
2:00Mais il y a eu un effet repoussoir depuis ce que vous venez de dire. Non, ce n'est pas vrai. Pardon, je suis désolé de vous le dire, mais... Il y a une figure de repoussoir, non seulement pour la droite, ça c'était le cas déjà, mais pour une partie de la gauche. Compte tenu des crispations que provoque votre candidat, qu'est-ce que
2:30Nathan l'a dit avec une rhétorique antisémite. Bref, on a là un petit condensé de 24 heures ordinaires dans l'audiovisuel français. Un audiovisuel où les commentateurs confondent information et parti pris, tout en disposant d'un permis de raconter absolument n'importe quoi. Jean-Luc Mélenchon, il voit tout par le prisme de l'identité de l'essence
3:00Vous l'aurez compris, aujourd'hui c'est du traitement médiatique de la France insoumise que nous allons parler, et même du parti de gauche avant elle, puisqu'on a voulu remonter le temps pour voir si le pluralisme se portait aussi mal à la fin des années 2000 qu'aujourd'hui. Le mantra tient en un seul mot: diabolisation."Il faut diaboliser Mélenchon
3:30mais elle était totalement superflue s'agissant des grands médias. Pourquoi? Parce que cette ligne éditoriale était déjà la leur depuis plus de dix ans. N'en déplaise aux médias réactionnaires qui tentent de s'autoconvaincre à intervalles réguliers que, je cite:
4:00ce qu'on entend sur certaines télés. Vous savez, en France, une grande majorité de la presse est assez mélenchonienne ou mélenchoniste. Il y a une espèce de logiciel de gauche avec ce qu'il y a de pire dans la gauche, c'est-à-dire cet antisionisme associé à l'antisémitisme. L'espace médiatique est sous emprise de la
4:30et la presse n'est pas contrôlée par 10 milliardaires. Vous êtes sérieux? Qui dans ce pays défend les boîtes du CAC 40 à part moi Rémi? Qui? Je pense qu'on est d'une objectivité et d'une impartialité totale. Un journaliste de la pédagogie qui donne à réfléchir mais qui ne vous dit pas ce qu'il faut penser. La
5:00Avant de rentrer dans le vif du sujet, précisons d'emblée que notre démarche ne consiste pas à défendre LFI. La diabolisation médiatico-politique dont cette formation politique est l'objet est un fait indiscutable qu'Akrimed analyse de manière indépendante depuis 15 ans, au même titre que nous documentons, plus largement, la marginalisation des pensées contestataires
5:30associatives et médiatiques. LFI est évidemment loin d'être au-dessus de toute critique. Mais ce que nous entendons démontrer ici, c'est que le débat public ne fonctionne pas de manière équitable, encore moins pluraliste. Et les deux poids de mesure sont flagrants. Non seulement LFI est unanimement stigmatisée dans les grands médias, mais elle l'est comme aucun autre parti dans le champ politique et de très
6:00de la principale formation partisane de gauche, ça témoigne d'un dysfonctionnement démocratique majeur. Et c'est un problème qui devrait d'ailleurs inquiéter l'ensemble des acteurs et des actrices attachés au principe fondamental du droit à l'information. Et puis, en guise de troisième et dernier point de ce préambule, au-delà des constats, ce qui nous intéresse, c
6:30qui nous semblent les plus révélateurs du traitement infligé à LFI. Et ça nous a donné ce portrait médiatique en trois temps. 1. Une formation politique extrémiste, aux idées trop à gauche et archaïque. 2. Portée par de dangereux islamo-gauchistes et antisémites. 3. Qui incarne la violence et brutalise le débat public. Alors allons-y sans plus

Traçabilité de l’analyse

Transcription : nvidia-riva · nvidia-openai-whisper-large-v3. ASTER : ollama-local · modèle gemma4:26b-a4b-it-qat · prompt aster-evidence-fr-1.2.0 · 0 candidats conservés, 0 rejetés.

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