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Trump lance sa fête à Washington... et lâche tout à l'Iran - C dans l’air - 25.06.2026

C dans l'air - France Télévisions · publiée le 24 juillet 2026

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Économie

Résumé et contexte

Encore plus de vidéos 👉 https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/ Abonnez-vous https://youtube.com/@Cdanslairofficiel?si=7y_r1CEmfzkCR_WI Trump lance sa fête à Washington... et lâche tout à l'Iran C’est par un discours politique, au cœur de Washington, que Donald Trump a lancé hier les festivités pour les 250 ans des États-Unis. Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le président des États-Unis a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs. « Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus excitant du monde », a-t-il lancé, en assurant que son gouvernement livrait « une victoire après l'autre pour le peuple américain ». Mais alors même qu’il avait fait du pouvoir d’achat le pilier de son programme lors de sa campagne, l’économie du pays reste en berne. L’inflation est repartie et les prix ont explosé depuis l’offensive israélo-américaine en Iran. Ce qui vaut à Donald Trump une cote de popularité au plus bas et une avalanche de critiques. Plus les jours passent, plus Donald Trump ne parvient pas à conclure le conflit avec l’Iran à son avantage. Téhéran fanfaronne et assure désormais que le protocole conclu avec Washington est « la déclaration de défaite de l’Amérique », tandis qu’aux États-Unis, la guerre laisse un goût amer. Des commentateurs républicains dénoncent une capitulation et 65 % des Américains désapprouvent la façon dont Donald Trump a géré la situation. La flambée des prix et les pertes humaines pèsent lourd dans le mécontentement grandissant de la population, mais aussi au Congrès. Donald Trump a ainsi essuyé hier un nouveau revers politique sur le sujet. Comme la Chambre des représentants plus tôt ce mois-ci, le Sénat a adopté une résolution demandant la fin des opérations contre l…

Repères dans la transcription

0:00Générique
0:30Il semble même que la couleur du grand bassin du Lincoln Memorial, envahie par les algues, le préoccupe bien davantage que les négociations en cours avec l'Iran. Dans ces discussions qui ont commencé, Washington donne l'impression de tout lâcher à Téhéran pour tourner la page d'une aventure militaire périlleuse. Nucléaire, péage à Hormuz, avoir
1:00de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Nicole Bacharan, vous êtes historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre, publiée aux éditions de l'Observatoire. Avec nous ce soir, Lucas Manget, vous êtes grand reporter, spécialiste des questions internationales. On peut retrouver vos chroniques, carnet de terrain sur la plateforme Substract
1:30Je rappelle votre livre« Les fantômes de Munich» publié aux éditions de l'Observatoire. Et une fois n'est pas coutume, on va commencer par écouter Donald Trump. Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus excitant du monde.
2:00excitant du monde voilà donald trump qui célèbre l'amérique puissante et victorieuse au même moment il y a des négociations où on a presque l'impression que l'amérique plie face à l'iran l'amérique plie face à l'iran c'est vraiment le terme qui convient et donald trump célèbre la puissance la force on va avoir des avions de combat plein le ciel
2:30Il n'y a pas le discours unificateur peut-être un peu attendu, etc. Mais pour tout le monde, non. C'est vraiment magas autour de Trump. Il invente un récit de victoire face à l'Iran qui n'existe pas, où il les contredit sans arrêt. C'est-à-dire qu'il dit le détroit d'Hormuz, il n'y aura jamais
3:00Là, on a la foulée. L'Iran ne dit pas du tout. Pas d'inspecteur. La même chose sur les avoirs gelés, puisque Donald Trump envoie de l'argent qui, certes, n'est pas son argent. Je le reconnais. Ce n'est pas le contribuable qui paye. Mais il lâche des milliards et des milliards à l'Iran. Et en disant, de
3:30Cholet reviendrait, mais à charge pour la Banque Nationale d'Iran de commander des produits essentiellement humanitaires. Les Iraniens disent non, c'est notre argent, il n'y aura pas de contrôle. Donc il y a un récit américain de victoire et une réalité iranienne, on ne vous sait de rien. Et on va revenir sur tous les points essentiels que vous avez soulevés un
4:00expliquer au monde entier qu'ils l'ont emporté. Hier, l'Iran l'a dit, le chef de l'équipe de négociations iraniennes l'a dit, le mémorandum d'entente d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique. C'est une façon pour l'Iran de fanfaron
4:30à des victoires parce qu'il espère ne pas perdre les élections de mi-mandat de novembre. Et les Iraniens, de la même manière, ont besoin de ce récit, alors pour leur population intérieure iranienne, bien entendu, mais aussi dans la région. Les Iraniens développent en ce moment un récit qui est partiellement exact quand même, il faut le reconnaître, qu'ils sont redeven
5:00islamique d'Iran dirigée essentiellement par des militaires. C'est une victoire régionale très importante qui affirme la puissance de l'Iran pour les années à venir. Mais c'est un récit qui... Les deux récits sont à mi-chemin de la vérité. Chacun ment et chacun s'attribue des victoires qui sont nécessaires pour des raisons de politique intérieure.
5:30donner pratiquement n'importe quoi et pour la première fois depuis des décennies en respectant les États-Unis et leur président. Je me mets à la place des gens qui vous regardent ce soir et qui se disent très bien, il y a eu une guerre, qui a gagné? D'abord, ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup. Parce que George W. Bush, quand il est entré quelques semaines après
6:00C'est Barack Obama, son successeur, qui a finalement retiré non pas le dernier soldat américain, mais enfin le dernier soldat américain d'actifs d'Irak. C'est vous dire que le coup, on nous l'a déjà fait. Par ailleurs, là pour le coup, il n'y a pas moyen, hormis dans l'esprit de Donald Trump, de vendre ça comme une victoire
6:30Son accord cadre est un non, ce sera le traité de Versailles, l'accord de Versailles. Il veut qu'ensuite il puisse faire la fête et il peut faire. Il hurle quand il entend quelqu'un qui le critique, ne serait-ce que par exemple les sénateurs républicains qu'il a rencontrés hier et qu'il vaguement essaye d'interroger un peu sur son sens de

Traçabilité de l’analyse

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